Baroque charnel simple

Actuellement, je me (pré)occupe de l’œuvre de Charles Baudelaire, dont le recueil ‘les fleurs du mal’ apparut il y a 160 ans. Aux Pays-Bas, on fête cela. Dans ce contexte, j’ai été invité à traduire ci et là vers le français. Cette fête n’est connue que par un petit nombre d’initiés. N’empêche que hors ce petit cercle, quelqu’un a dû sentir quelque chose, m’ayant envoyé un poème écrit dans cette tradition, par  un homme, il est clair. Je l’ai traduit vers le français. À mon avis, il dépasse un Baudelaire.

La pense et les couilles bien

remplies et de la sorte bien

chargées, l’homme lubrique

va à l’encontre de sa douce chute.

 

Il ne doit rien extraire,

ni en dessous, ni en dessus.

 

Il ne doit rien creuser,

ni sa tombe ni sa cave.

 

La pense et les couilles bien

remplies et donc bien

chargées, il s’accoste à elle.

 

Il a léché ses babines

quant à elle,

y ayant pris goût.

 

Ainsi, pas autrement,

il glisse en elle,

se reprend et de tout cœur

en soufflant se casse en elle.

 

Il rayonne de toute paix dans son sourire,

s’adossant dans cette petite mort.

 

 

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from la petite mort

from la petite mort

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