Rapporter

 

D’habitude, nous ne pouvions écrire

qu’avec une plume d’oie.

Pour ne pas parler de l’encre

à odeur de gomme.

 

Délibérant, les mots passaient

de leur pas lourd et enceint.

 

Le moindre compromis,

des événements oubliables,

nous rapportons tout,

le couchant à empattement.

 

J’admets qu’ultérieurement,

nous avons reçu des stylos

à pompe,

tandis que l’encre n’a presque plus d’odeur.

 

Progressivement, en les soulevant,

nous escroquons les mots.

 

Publicités