Comment faire pour limiter ma visibilité?

On me voit rarement au petit écran et encore, quand ça y est, c’est contre mon gré et je ne l’ai pas su.

Je l’ai su lorsqu’en 1988, j’ai joué un petit rôle de journaliste lors d’une conférence de presse vers la fin du film Trouble in Paradise de Robbe de Hert. Ce n’était rien, qui allait voir ce film? Eh bien, un ancien collègue francophone et une des mes sœurs, Arte et la VRT Eén ayant diffusé le film.

Je ne l’ai pas su lorsqu’en 1980, on m’a vu au journal télé de la BRT, en costume cravate, le verre de champagne en main chez le premier ministre.  Vous me demandez ce que je faisais là? Tout juste faire un saut pour boire un verre. Va! Ou est-ce encore un de ces secrets d’état?

Eh bien, à l’époque, je travaillais pour la première et pas pour la dernière fois pour un ministre. Les gouvernements avaient alors une durée limitée de six mois. La plupart du temps, le premier ministre était Wilfried Martens. Marc Eyskens l’ a été une fois, Martens six fois.

Au moment du fait, le gouvernement était encore tombé, une fois de plus. Sans organiser des élections, le Roi fit former un autre gouvernement. Par Wilfried Martens. Au bureau, c’était le moment d’en apprendre. Mon chef de service et moi avions cueilli à gauche et à droite, par téléphone et par le moulin à rumeurs, des informations concernant l’équipe nouvelle à constituer, de sorte que nous avions formé ‘notre’ gouvernement.

Ensuite, à pied et en costume cravate, j’allais par un beau temps d’octobre à la résidence officielle du premier ministre, qui y présenterait sa nouvelle équipe à la presse. J’y prendrais « sa » formation pour la comparer à la nôtre. À un portefeuille près, les deux étaient les mêmes. Toutefois, j’avais soif. En entrant à la résidence, je vis un grand plateau rempli de verres remplis de champagne. J’en pris un et en bus lorsque le premier ministre entra dans la salle, suivi des caméras, qui prirent en vue et Wilfried Martens et moi.

Je ne l’ai pas su lorsque une caméra cachée d’une chaîne commerciale a pris des vues de moi alors que je rigolais comme une baleine lors d’une Muzeval.

Et donc me voilà sur You Tube!

Tout comme Umberto Eco et mon ami Roger de Neef, j’ose écrire en des lieux publics. Ceci par exemple, je l’écris au Parc Royal à Bruxelles. Il est midi vingt et la ville est calme, voici les vacances d’été. Or, je prends des risques. Un fripon peut toujours me filmer en cachette.   C’est ce qui a dû m’arriver récemment. Jusque hier, sur You Tube un film a circulé d’à peu près 4 minutes, composé de 7 à 8 fragments, où on me vit lire, écrire et déclamer en public. À des endroits publics. Filmé à mon insu. Le premier jour, 400 visions. Le deuxième, 800. Mon courriel débordait, ma messagerie au grand livre des belles gueules déborda. Plus moyen de les lire.

Mon syndicat a obtenu que You Tube l’enlève.

Ailleurs, le succès grandit avec parcimonie.

umberto eConstance en Roger de Neeftrouble in paradise

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