Zéropositif, dans les nues

Mon ami Jo Peeters ayant migré en Italie, c’est à peine si je l’ai eu au téléphone quelque fois, sans le voir. Quel dommage. Toutefois, hier nous nous sommes retrouvés de visu et avons échangé nos idées et visions.

Je passe à toute vitesse pour situer le contexte, à savoir le festival CasaBlanca à Hemiksem, lieu de notre rencontre. On ne m’a jamais vu à un festival et après mon expérience d’hier, cela sera encore moins le cas. Pollution partout, par terre et en l’air.

Jo incarne pratiquement l’idéal de l’humanisme, capable de tout. Il construit en bois, fait des étalages et des décors, photographie, reconstruit sa maison et de temps en temps, il écrit, des polémiques, des poèmes ou des lettres pestantes.

Depuis son émigration en Italie, il vit dans les nues, les pieds entre les montagnes, bref au beau milieu de la poésie. Il écrit à peine. « Je n’ai rien qui me fait pester, » dit-il.

Ainsi, il me ramène au zéropositivisme, en modifiant ma vision de cette chose.

  1. Et maintenant, que vais-je faire dans un monde sans magie?

Le monde ayant perdu toute magie, où le paradis est dur à trouver, il est réduit à zéro. Ce chiffre nous permet d’évoluer dans deux sens: ça passe ou ça casse. Être zéro positif implique que ça passe. Nous ne trouvons plus la poésie dans le monde, nous devons donc l’inventer. Devons-nous? Non, mais il vaut mieux. Inventer, donc et ne pas vanter. Qui cherche, se perd. Jo l’a trouvée sans chercher, gratuite. Mais pourquoi ce veinard n’est-il pas capable de formuler la magie du paradis? Parce qu’en moyenne, l’homme occidental est zéro négatif. Il ne vit que par la misère, le mal et tutti quanti. Il lui faut du chagrin et de la perte, pour qu’il trouve de quoi s’exprimer.

2. Et si la magie revient, que vais-je faire?

Il est vachement difficile de chanter en positif sans retomber dans la contrainte des rimes, des clichés et d’autres formes qui fatiguent le lecteur. Voilà le défi pour Jo. Et pour moi aussi, d’ailleurs, je l’espère au moins, lorsque je pourrai me retirer à l’endroit qui m’a été réservé.

Mais il ne faut me demander comment. Je le sais, main uniquement pour moi: sauvagement. Pour autrui, cela peut être autrement.

jo in paradijsjo's aards paradijs

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