Axe

1. Un laps de temps, d’une semaine,
il m’a fallu
pour osciller
entre Durme et Dender,
Lokeren et Aalst,
entre deux Dirks.

Le vent ne m’a pas empêché
de garder en balance
mon équilibre,
de garder la cadence
de mes pieds,
bref, de danser libre.

J’ai oscillé et pour finir,
ai pris le chemin de l’Égypte.

2. Si je dis il pour que je me prononce,
où me situé-je sinon
dans l’île du poème?

Elle avait gardé une ceinture
et son collier
quand elle s’est dénudée.

Se frottant les mains,
elle émiette le musque,
le rendant glu.

Elle l’applique et l’administre
ensuite derrière mes oreilles,
sur ma poitrine,
entre mes jambes
et autour de mon pénis.

Je ne tarde pas de bander
et prends le chemin de l’Égypte.

3. Rien ne va plus de soi,
les mains entrent
dans les plis
de soie.

Si charnel que ce soit,
nous ne pouvons nous empêcher
de prendre et de donner
le meilleur de nous-mêmes,
la chaleur d’haleine.

C’est qu’après l’Égypte,
nous avons traversé
le moyen orient
pour nous rapprocher,
le proche orient.

Ayant pris le chemin,
le chemin nous mène.

Ayant vu la lumière,
elle nous fait voir.

Tournant l’oreille à la musique,
elle nous transporte,
nous rapprochant.

 

odalisque au jardin

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