Le va sans vient

 

Hier soir, au moment où nous roulions à travers l’Atlas moyen, après une autre journée de pêche, en Belgique avait lieu le championnat belge de poésie slam. À l’aller, j’ai vu pour la première fois un véhicule de la marque Tata, indienne et propriétaire de Jaguar et de ma propre Land Rover. De l’autre marque indienne, Mahindra, on voit ici plus d’un exemplaire de ce pick-up.

J’avais les muscles un peu raides de l’effort physique de la pêche ; c’est pourquoi, on voulait s’arrêter en cours de route, à Azilal, pour boire le café. Mais les cafés étaient pleins, il y avait un match de la ligue africaine des champions. Un autre championnat, quoi. Bref, nous avons continué la route, sommes descendus gentiment du Moyen-Atlas, à cinquante à l’heure en moyenne, en frein moteur, prenant la deuxième ou la troisième vitesse. Nous nous sommes arrêtés au premier village dans la plaine, Afourer, y avons bu un café et du coup, ma fatigue avait disparu.

Aujourd’hui, je voulais savoir qui est le nouveau champion  belge slam. En effet, depuis des années, je traduis les poèmes des finalistes et avant, je pouvais deviner et sans faute qui allait gagner. Ce n’était pas le cas cette année. En outre, cette année, l’organisation a envoyé un communiqué de presse, les médias ayant relaté le championnat l’année passée. Quelques médias au moins.

Mais je ne trouvais aucune nouvelle, nulle part, dans les médias. J’ai changé ma recherche et j’ai cherché en Français. Et oui, hop, c’est Lisette qui a gagné. Voici pour la première fois, qu’un candidat néerlandophone gagne le championnat belge et aucune nouvelle en Néerlandais, mais bien en Français. Très étrange. Ou biens se sont-ils dit : Lisette, elle doit être des nôtres, francophones.

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